Géomarque moi, en plein mouvement et en plein boulot!

Le 21ème siècle sera géolocalisant ou ne sera t-il pas? On voit en effet ces derniers temps se multiplier des appareils de « géo-tagging » (en français géo-marquage) portatifs, embarqués, à utiliser dans la vie de tous les jours. Ils portent en eux le défi d’une nouvelle informatique métier et d’un web temps réel, très à la mode dans les causeries du 2.0. Question : vont-ils changer notre façon de travailler? Vont-ils déjà la simplifier?

sony géoCes nouveaux appareils sont de petits baladeurs (dans la forme) permettant de se positionner dans ses déplacements, comme le modèle Sony montré sur les blogs de Wired (photo ci-contre), le GPS-CS3K, ou de marquer vos photos et vidéo (par connexion filaire USB, ou sans fil BlueTooth). C’est donc ici un outil complémentaire à d’autres. Mais la fonction est aussi directement intégrée à d’autres appareils multimédias assez inattendus sur ce créneau : par exemple avec cette caméra de chez Sony -encore lui- dévoilée au dernier CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, et qui embarque son propre marqueur GPS. A chaque fois que vous faites une vidéo, elle est géo-marquée. Idem avec le ST-1000 de Samsung, appareil photo compact dévoilé lui cet été, qui géotaggue vos productions visuelles.

Avec le matériel, les applications suivent naturellement le mouvement géo-marqueur. Elles vont dans le sens de l’intégration, rendue possible par la philosophie même des services en ligne : on en voit un exemple concret avec le duo Picasa/Google Earth, comme l’indique ce tutoriel de Memoclic.com.

viadeo parisOn imagine de suite les secteurs du tourisme et du transport concernés et impactés, mais pas seulement eux. Tous les métiers de nomadisme (commerciaux, représentants, responsables d’agences locales, managers régionaux, etc.) pourraient y trouver un intérêt certain. Les applications sont concrètes et potentiellement multiples : avec le GPS-CS3K vous pouvez marquer vos déplacements en temps réel, sur une Google Maps par exemple, et être suivi ainsi par votre « base arrière », ce qui peut être intéressant pour les commerciaux évolulant à l’international. Avec la caméra ou l’appareil photo géo-taggeur, vous pourrez marquer votre travail durant un voyage réalisé en plusieurs étapes : par exemple la visite de plusieurs chantiers de construction à l’étranger, ou la tournée au sein d’un réseau de commerçants distributeurs, ou des interventions sur une zone de maintenance matérielle, etc.

Le cap est désormais tracé. Ces technologies seront de plus en plus embarquées, miniaturisées et invisibles à l’usager, c’est à dire indolores à gérer. Elles lui sont aussi servies par des appareils et des logiciels de plus en plus proches de lui, simples à manipuler et pas chers à acquérir. Observation : avec quelques années de décalage, on se rapproche finalement des concepts et produits de l’informatique logistique et du transport, avec cette notion de suivi temps réel des déplacements des véhicules et marchandises.

Toute activité humaine de travail serait-elle donc destinée à être abordée comme un flux sur une cartographie? Il faudra aussi mesurer l’impact managérial et social de cette nouvelle façon de travailler et de collaborer. La géo-localisation pouvant être interprêter par certains comme la porte ouverte à un flicage discret mais systématisé… Un cadre que la CNIL (Commission National de l’Informatique et des Libertés) a d’ailleurs balisé depuis 2006, comme le notait alors le site d’information Silicon.fr.

Pour compléter : lire ou relire pour les plus experts la définition du géo-tagging sur Wikipédia; voir aussi ce concurrent pour géo-marquer les photos, repéré en 2008 par un blogueur de CNet.

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