PC portable : 3 ans de tranquillité, suffisant ou pas?

portable cracL’amour dure 3 ans avait écrit Frédéric Beigbeder. Son alter ego informatique pourrait dire de même de nos amours pour nos ordinateurs portables. Selon une étude rendue publique en début de semaine, c’est la durée de vie moyenne avant remplacement de sa chère machine pour 31% de leurs rangs. L’enquête souligne même que cette durée est déterminée d’abord par des problèmes matériels (20,4%), et va jusqu’à établir un « bad top » (HP, Gateway, Acer).

Je vous entends déjà crier au scandale et préparer un brouillon pour écrire une lettre salée à votre dernier fournisseur; voire aller séance tenante toquer à la porte du service informatique de votre employeur, pour exiger le remplacement de tel ou tel matériel… Calmons-nous et réfléchissons un peu. D’abord, l’auteur de l’étude, SquareTrade, est un assureur : qui a donc grand intérêt à argumenter sur une offre de services qu’il propose par ailleurs, relative aux appareils électroniques (!)

Sur le fond ensuite, il n’est pas évident que ce soit là un scandale, un paradoxe. Dans mon propre cas (exemple que je connais le mieux), voici ce que fut ma vie de « pc portablien », de « laptoper » et de « netbooker » en résumé :

  • 1er achat en 2003 : une occasion d’un collègue, achetée 200 euros, sous système XP.
  • 2ème achat en 2005 : un ordinateur neuf dans la grande distribution, acheté 550 euros, sous système XP.
  • 3ème achat en 2008 : un ordinateur neuf chez un vendeur spécialisé, format ultra portable, acheté 650 euros

A chaque fois, il s’est agi pour moi de remplacer la machine quand elle en arrivait à son « maximum d’incompétences », compte tenu de mes besoins et aussi de ses limites. Je n’ai pas eu d’accidents particulier, en tout cas aucun que je n’ai pu réparer par moi-même, en me documentant sur les forums utilisateurs : c’était uniquement des problèmes logiciels et de systèmes, jamais matériels. J’ai suivi une sorte de « mode d’adaptation », selon quelques critères précis, d’utilisabilité :

  • le poids : en 3 ordinateurs, je suis passé d’une machine de 3,5, à 2,5, puis à 1,9 kgs. Dernier poids qui convient réellement à un usage mobile (mon épaule me remercie), et ne limite pas ce type de machine à être juste « transportable ». Je ne pense pas en revanche (ce qui dément l’enquête) aller jusqu’au netbook : manquant pour moi de puissance et de possibilités d’évolution.
  • la vélocité : elle est évidement globale, compte tenu du duo processeur/mémoire. Mais j’invite par exemple les lecteurs à simplement upgrader, au moins une fois, leur barrettes de mémoire. C’est simple à faire dans une boutique spécialisée (Surcouf a cela par exemple), voire même soi-même, une fois qu’on l’a vu faire une fois. Ca m’a par exemple permis de garder plus longtemps mon deuxième portable, pour l’aider à travailler sur des calculs plus lourds (montage vidéo notamment);

Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il faut se souvenir que l’ordinateur portable est un concentré (au sens physique du terme), avec des éléments plus petits, plus serrés, et qu’il faut en prendre soin un minimum. Que le nomadisme multiplie les risques de secouages, chocs, cassures, etc. Les points essentiels à surveiller sont pour moi les suivants et relèvent globalement de l’organisation :

  • logistique : ne jamais préparer son portable et ses prolongements (fils, périphériques…) au dernier moment, avant de partir; le faire plutôt calmement, par exemple la veille au soir d’un départ;
  • chaleur : c’est le piège classique; boucher les ports d’aération (en le mettant sur ses genoux) et donc fragiliser les composants (par dilatation) et les user à terme plus rapidement;
  • protection : c’est pour certains ringards, mais gardez le plus longtemps possibles les petits plastiques de protection (sur le capot, certaines touches) qui augmenteront la durée de vie de votre machine pour 0 euros de coût;

On peut noter au final le réel paradoxe de ce type d’étude qui installe le doute dans la tête et angoisse inutilement, à de multiples niveaux (le fabricant de mon PC m’arnaque t-il? garde-je trop longtemps mon ordinateur, et suis-je donc radin? quand mon PC va t-il craquer?), etc. Alors que par ailleurs tout l’entier écosystème de l’informatique pousse à la consommation et au remplacement ultra-rapide des machines. Soit disantes caduques dès que mises sur le marché, soit disantes incapables d’évoluer avec vos besoins… D’un mot : apprenons à mieux choisir nos ordinateurs portables avant de signer le chèque, à les laisser vieillir et à simplement les gérer dans ce processus naturel.

Pour prolonger : rentrez-vous dans les catégories citées par l’enquête SquareTrade? Si oui, comment avez-vous réglé le problème : réparation ou remplacement pur et simple? grosso modo, êtes-vous satisfait de votre informatique mobile au travail?

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Commentaires

  1. Greg Manset dit:

    Un beau matin, après un an jour pour jour de l’achat de mon laptop. Plus aucun signe de vie. J’ai bon appuyer sur le bouton tension. Rien n’y fait. Toutefois, j’avais une garantie constructeur de trois ans. Je l’ai donc rapporté au magasin. En deux trois mouvements, le technicien a relancé la machine. Il s’agissait d’un simple faux contact. Ouf :)


  2. laurent dupin dit:

    Etonnant Greg… Et le problème ne s’est pas reposé? Parfois un composant mal soudé, mal fixé… De mon côté j’ai connu un problème système massif sur l’achat de mon dernier portable : au bout d’un jour, rideau total. Je l’ai fait changer de suite, et depuis cette machine est d’une solidité à toute épreuve, tant matériellement que sur les softs.


  3. es-safi dit:

    c’est ça tois ans pile est la carte mére est morte, finalement le pc de bureaux est plus avantageu pour le boulot


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