Au point où nous en sommes, à l’orée du printemps 2010, les réseaux sociaux en ligne sont acquis comme le phénomène de l’année. Mais contrairement à ce qu’affirme l’Usine Nouvelle, ce n’est certainement pas le phénomène de l’année 2010; plutôt celui de l’année passée, et même globalement le mètre étalon du web dynamique, du web qui bouge et invente, ce depuis le tournant 2006-07. Pour mémo, Facebook est né en février 2004, Twitter en 2006…
Pour autant, devenu sujet de causerie de comptoir au Café du Commerce et dans les grands médias nationaux, les réseaux sociaux posent question. On est partagé à leur endroit… D’abord, on en a peur : pour preuve une requête « réseaux sociaux + bénéfice » tombe 226.000 résultats sur Google, quand une requête « réseaux sociaux + danger » en récolte déjà 871.000. En témoigne aussi une photographie « instant t » prise toute à l’heure, dans les pages résultats de Google Actualités : ou plusieurs manières de poser la même question… Ce qui est drôle, c’est cette accumulation de sujets allant dans le même sens, par la magie de l’algorithme et de l’aléatoire!

La question n’est pas d’ailleurs propre aux Français, elle touche aussi le monde anglo-saxon, pourtant précurseur sur le domaine. En témoigne par exemple le site SocialNetworking.ProCon.org (pointé par Kikabink.com), qui pose carrément la question : « Are social networking site good for our society?« . Pour nombre de professionnels et de salariés en entreprises privées ou publiques, le choix actuel se résume à une question des plus simples : y aller ou pas? Avec ce que chaque option véhicule d’a priori et de raccourcis :
- y aller : parce que les autres y vont depuis longtemps; parce que ça se fait dans ma boîte; parce que c’est branché: parce que mon patron y est, etc.
- ne pas y aller : parce que c’est risqué; parce que c’est plein de virus; parce que c’est nombriliste; parce que c’est pour les ados, etc.
Chacun trouvera la réponse appropriée à sa personnalité, à son job, à son secteur; il n’y a pas lieu ici de stigmatiser ni de moquer les retardataires ou les récalcitrants. Il faut le dire : oui, on peut parfaitement vivre en 2010 sans un compte Facebook, Twitter, Viadeo, etc. Mais oui, on loupe certainement quelque chose en y étant pas, sans en saisir le code ni en humer la vie. Et peut être faut-il conseiller simplement de se poser une question d’usage : y aller pour faire quoi au juste? On se trompe souvent d’objectif et de méthode, en confondant la fin et les moyens, en faisant d’un outil une religion quasi imposée.
Questions : hésitez-vous, aussi, à ouvrir des comptes sur les réseaux sociaux majeurs? subissez-vous une sorte de « pression » de votre entourage, pour y aller?
Pour prolonger : relire les notes consacrées aux réseaux sociaux sur ce blog; voir cette vidéo du dernier salon Solutions Ressources Humaines, qui aborde cette dualité.
Le Café du commerce, c’est l’Internet et le parlement du peuple !
Merci de l’avoir cité !
Mais de rien. Ce n’est d’ailleurs pas négatif à mon esprit. C’est justement quand on arrive à ce stade de la diffusion d’un concept, d’une idée… qu’il est intéressant de voir comment elle évolue. Quels chemins elle entreprend, en phase ou non avec son origine.
Et puis, dans un Café du Commerce, il se passe toujours quelque chose
C’est finalement un peu l’ancêtre des réseaux sociaux, IRL!
Bonjour @Laurent D, bonjour à tous !
Je rejoins votre réflexion sur le fond comme sur la forme,
-> y aller pour faire quoi au juste ?. Au fait les outils des réseaux sociaux sont intéressants, et ne peuvent pas se convenir à tout le monde.
Pour conclure rapidement : de mon point de vue technique Internet va devenir des outils ’sur mesure’ pour diffusion optimisée sur les réseaux (moteur de recherche et réseaux sociaux). Exemple pertinente : Correspondance (‘email’).
Sur Viadéo Voilà, je m’explique,
-> http://www.lepost.fr/article/2009/10/03/1724022_kit-de-survie-sans-google.html
Extrait : « Articles recommandés; Hubs…et par demande questions/experts de mes contacts ».
Sur Facebook :
-> (comme développeur FBML Enhance Facebook Fanpage,…) pour le compte de Tiers.
Sur Twitter
-> À déterminer, effectivement je sais seulement que je devrais y être hic hic … en attendant de mieux connaitre l’évolution de cet outil.
Pour mon utilisation, Viadéo est toujours mon préféré.
D’ici là, je fais pleines de recherche et de développement sur Product Review, et Product-Search Engine qui me prennent beaucoup de temps et aussi à mieux connaitre les phénomènes de média social.
Salutations
‘Duc.Bui’ Consultant
‘Duc.B’ Consulting
Merci pour ces pistes de réflexion Duc.Bui. Je vois que vous êtes finalement très sélectif dans vos usages en ligne, ce qui est bien. On prend trop souvent la pente boulimique dans la société et notamment dans les milieux high tech : tout avoir, tout tester… et tout oublier?
Pingback: Graphologie et recrutement : le défi numérique | Viadeo Blog
Bien sûr qu’il faut y aller, les réseaux sociaux sont une source de revenu pour l’entreprise et un bon moyen de communiquer intelligemment avec son public, la pile est pour !
Pingback: Réseaux sociaux – annonceurs : je t’aime… moi pas encore ? | Viadeo Blog
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