MEDIAS SOCIAUX / SOCIAL GAMING - Son nom est peu connu du grand public. Pourtant vous avez certainement testé une ou plusieurs applications de cet éditeur de « social gaming« , dont les plus fameuses sont FarmVille, Texas Holdem ou encore Mafia Wars.
En quelques années, Zynga s’est imposé comme le leader des jeux en ligne via navigateur, en s’appuyant sur le développement des réseaux sociaux. Au point qu’il est aujourd’hui présenté comme le partenaire sur lequel Google va s’adosser pour créer le futur service Google Games.
Pour les analystes avertis des médias sociaux, Zynga est un cas d’école pour son utilisation des leviers du web 2.0, du collaboratif, et de l’engagement des utilisateurs. Sa force est de mettre d’utiliser de manière optimale les capacités du réseau et de placer l’internaute au centre du jeu. Décryptage de sa stratégie de jeu social.
Dossier Zynga / Social gaming. Lire aussi : Engagement des utilisateurs – le cas Zynga / Social gaming : le business model de Zynga
Une stratégie cross-medias sociaux
Si Zynga propose toujours ses jeux directement sur son site, l’éditeur a eu le nez de de s’appuyer dès le début sur l’essor des médias sociaux, en déclinant ses jeux là où était l’audience grand public : Bebo, Myspace, Twitter ou Facebook avec lequel il vient de signer un contrat de 5 ans. Une stratégie qui porte ses fruits car il vient d’annoncer la déclinaison future de ses applications sur des sites de Microsoft, comme Windows Live Messenger, et Yahoo… et surtout -bien que l’info ne soit pas 100% confirmée- Zynga pourrait être le partenaire de Google pour son futur site Google Games.
Fort de ses dizaines de millions de joueurs actifs mensuels, l’éditeur a surtout acquis une connaissance comportementale unique sur son domaine, faisant de lui le Youtube du jeu sur médias sociaux.
Réseaux sociaux pour accroître les utilisateurs
Zynga affiche des statistiques utilisateurs pour le moins insolentes, son application phare FarmVille générant 62 millions d’utilisateurs actifs par mois sur le seul réseau Facebook. On peut considérer qu’1 utilisateur sur 10 de Facebook utilise les services de Zynga. Son taux de pénétration colossal est tel que FarmVille comptait plus d’utilisateurs que Twitter il y a 4 mois. Un chiffre d’autant plus important qu’il s’agit d’utilisateurs actifs pour FarmVille alors que Twitter ne différencie pas ses utilisateurs actifs des occasionnels ou inactifs, le site de micro-blogging communicant simplement sur sa croissance massive.
Pour Mark Pincus, PDG de Zynga, « les jeux sociaux sont la combinaison du meilleur du web technique et du scénario de jeu »*. Il aurait certainement pu rajouter « et des nouveaux usages sociaux » car le succès des applications de Zynga est étroitement lié au paradigme des médias sociaux qui est « plus je donne et participe, plus je reçois de ma communauté ». Ou, plus globalement, d’avoir construit ses jeux sur les mêmes leviers de développements que les réseaux sociaux : rendre l’utilisateur actif et lui faire augmenter sa communauté de membres au sein du jeu.
Zynga a ouvert la voie des déclinaisons du modèle de réseau social. Après le social gaming, dont la clé est la scénarisation des événements et interactions au sein du jeu, je ne serais pas surpris de voir émerger le social shopping.
Note : Zynga, nom d’un chien. Le nom et le logo Zynga évoquent et représentent le chien de Mark Pincus, fondateur et CEO de la société éponyme. Lorsqu’il a créé Zynga en 2007, son chien Zynga était la mascotte et le compagnon de l’équipe. Son nom est désormais mondialement connu !
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