Avec the Social List, l’engagement devient un jeu social

social-listMEDIAS SOCIAUX - Et si la vraie valeur d’un réseau résidait dans la capacité à engager ? Le Sunday Times -édition dominicale du Times, et propriété de Rupert Murdoch- vient de lancer, vendredi dernier, un énième outil permettant aux utilisateurs de suivre en temps réel leur capacité à engager et faire réagir leur réseau. Décryptage.

Monitoring
The Social List a un fonctionnement simple et intuitif. Il suffit de s’identifier avec un de ses comptes sur les médias sociaux, puis de laisser le système calculer et sortir les résultats sur son positionnement. On peut se comparer :
> à l’ensemble des inscrits
> ou simplement à ses amis
The Social List s’intéresse à la « richesse sociale » de ses utilisateurs. Une fois par jour, il calcule l’ensemble des réactions de notre réseau à nos contributions, ainsi que nos propres réactions aux publications de notre réseau. Un monitoring qui ne s’intéresse exclusivement qu’aux interactions, à la capacité d’engager son réseau et à interagir en retour, et non au volume de publication des utilisateurs. En l’état, il est difficile d’évaluer la pertinence de l’algorithme, qui devrait être évolutif.

social list

Gamification
La différence avec les autres outils de (self) monitoring, c’est la visualisation de sa capacité (ou pas) à engager son réseau, et la comparaison immédiate avec ses « pairs ».
Pour ses créateurs, le service Social List est un outil d’engagement et de récompense des utilisateurs les plus actifs et les interactifs. Parmi les incentives, en plus du classement général, très visuel, des badges récompenseront les utilisateurs les plus actifs.
Bémol. Pour inciter encore plus à la compétition de l’engagement, le système pourrait publier une information hebdomadaire via le compte que vous avez utilisé pour vous identifier. Je ne sais pas si les concepteurs du système sont des familiers des réseaux sociaux, mais cette pratique peut être mal perçue par les utilisateurs.

sport listQuelles synergies ?
Doit-on y voir une synergie possible entre le journal et ses lecteurs / utilisateurs ? Dans la mesure où le titre est la propriété du groupe de médias  Murdoch -qui vient de lancer The Daily, le premier journal sur tablette-, il peut très bien s’agir d’une plateforme expérimentale entre médias sociaux et information.
Pour l’heure, aucune connexion n’existe entre le journal payant et les twitterers qui se sont inscrit sur the Social List, qui apparaît plus comme une extension « sociale » de la Rich List, classement des personnalités les plus riches, et de la Food List, classement des meilleurs restaurants, éditées par l’hebdomadaire. A suivre.

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