Bonheur au travail : pas encore de quoi être zen

Viadeo vient récemment de partager son enquête sur le bonheur au travail à laquelle 3781 ont répondu, et nous pouvons en tirer quelques enseignements importants. Une bonne occasion de faire le point sur le ressenti des salariés en France.

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La reconnaissance, moteur du bonheur en entreprise

Le bonheur au travail passe par différents critères, et parmi ceux-là, la qualité de vie au sein de l’entreprise (espace où l’on passe une grande partie de sa vie) est primordiale. Sur ce point, vous êtes 60% à mettre une note supérieure à la moyenne à votre entreprise. C’est bien, mais ce n’est pas l’embellie non plus.

Il faut dire que pour vous, ce qui compte le plus, c’est la reconnaissance que l’on a de votre travail (premier critère avec 14,8%), devant les perspectives d’évolution de carrière (13,1%), les bonnes conditions de travail (11,3%), et l’augmentation de salaire (10,8%) qui, vous me l’accorderez, est une forme de reconnaissance.

Mais lorsque nous poussons l’analyse un plus loin, nous nous rendons compte que vos sources de bien-être en entreprise ne concernent aucun de ces critères, puisque vous vous déclarez satisfait d’abord de l’autonomie que l’on vous laisse (83%), des horaires de travail (75%), et des conditions matérielles (67%). Bien que cela reste positif, vos principales exigences ne semblent pas avoir été entendues.

La confiance règne

Difficile d’être heureux en entreprise sans avoir un minimum de confiance en soi et de la part de ses supérieurs. Forcément, une partie de l’enquête portait sur ce sujet, et de manière générale, on peut dire que la confiance règne :
Vous êtes en moyenne 67% à être confiants dans votre avenir professionnel, et cette tendance est un peu plus vraie pour les managers (74%).

Concernant l’entreprise, 56% des employés font confiance à leur société, et ce penchant augmente plus on monte dans la hiérarchie, jusqu’aux cadres dirigeants confiants à 85%. Plutôt rassurant.

Un manque flagrant de communication

Plus généralement, vous êtes préoccupés par trois principaux critères : le niveau de salaire (pour 38,6% d’entre vous), le temps consacré au travail (38,2%), et le maintien de l’emploi (23,3%).

A contrario, est-ce que l’entreprise se préoccupe de votre bien-être ? Non, en tous cas pas d’après ce que vous dites. Vous êtes 60% à penser que ce n’est pas le cas, alors que les cadres dirigeants pensent que si à 74% ! Cela souligne un manque de communication flagrant entre les employés et leur hiérarchie.

Le bien-être au travail est évidemment un élément à ne pas négliger par les entreprises, et certainement une piste d’amélioration pour accroitre la motivation chez ses salariés. Car le constat est cuisant : ils sont 72% à se dire peu ou plus du tout motivés. De quoi se poser des questions.