Chronique : le lundi au bureau, ce jour si particulier

Au bureau, le lundi fait l’unanimité : il semble agacer presque tout le monde. Bird Office vous propose un petit tour d’horizon des habitudes des salariés durant le jour le plus détesté de la semaine.

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Le café de l’espoir

Ce n’est plus une vulgaire infusion de grains torréfiés, mais un élixir magique censé effectuer en douceur la transition entre le week-end et une nouvelle semaine de travail. Le boivent ceux qui ont fait la fête tout au long du week-end tout comme ceux dont le week-end constitue presque une période d’hibernation. Le café du lundi se sirote encore plus doucement que d’habitude : quelques poignées de secondes supplémentaires avant le véritable démarrage du lundi, c’est toujours ça de pris !

La lecture interminable des e-mails

Deuxième chose après le café : l’ouverture de la boîte électronique et la lecture des dizaines – voire des centaines pour certains – d’e-mails, tous plus intéressants les uns que les autres ! Il s’agit là du lundi typique où Bernard de la comptabilité nous rappelle que les protocoles que l’on a remplis ne sont pas bons ; où le patron souligne « délicatement » que le compte rendu de la dernière réunion doit lui être transmis d’ici la fin de la journée. Bref, que du plaisir, le lundi !

Après la lecture de nos mails arrive le moment du second café : cette fois ça y est, on est à nouveau dans le bain du boulot et la routine de la pause. On est bien réveillé pour apprécier les mines déconfites de ses collègues à l’idée de retourner au travail… ne vous méprenez pas, vous avez aussi une tête à plomber l’ambiance du carnaval de Rio. Les discussions se font rares, il règne une atmosphère de pénitencier. Allez Jean Valjean, retourne au boulot !

La réunion formelle ou informelle du lundi : un délice à l’état pur

En effet, tôt ou tard le patron entre en jeu (plutôt tard d’ailleurs, lui non plus n’apprécie pas trop le lundi) en appelant ses salariés à se rassembler en salle de réunion et à discuter de ce qui va être fait durant la semaine. Cela vous rappelle quelque chose, n’est-ce pas ? Cet instant où tout le monde fait acte de présence physique mais a la tête ailleurs – quelque part entre le vendredi soir et le dimanche. Mais ce qui est d’autant plus gênant durant ce moment, c’est que le lundi a la capacité de vous charger en termes de travail. Parfois au point de vous demander comment vous allez bien pouvoir faire tout cela avant vendredi 17 heures. Une belle semaine en perspective, et merci qui ? Merci patron, et merci le lundi !

Le déjeuner du lundi : un moment de « rééquilibrage »

Il faut bien manger, même le lundi. Surtout le lundi. Le moment du déjeuner est souvent la seule éclaircie dans la grisaille de ce jour tant honni par les salariés. En principe, vous devriez être totalement réveillé à ce moment de la journée. C’est l’occasion de voir que l’on n’est pas le seul à être en mauvais termes avec le lundi. C’est le moment de vérifier que nombre de vos collègues sont quelque peu agacés, eux aussi. Et c’est d’ailleurs souvent dans ces situations que l’on trouve paradoxalement les forces et le courage de laisser son agacement derrière soi pour accepter la situation et se mettre véritablement au travail. D’autant plus qu’après une bonne quiche lorraine avec Nanard de la compta, nul doute que les forces et la motivation reviennent en force !

La fin du calvaire : entre 17h et 18 h

Enfin, la journée touche à sa fin : il est 17 h, il ne reste plus que quelques dizaines de minutes de boulot. Le moment tant attendu arrive ! C’est d’ailleurs à ce moment que tout le monde devient, tout à coup, super sympa. Après une journée où vous avez lu l’agacement sur les lèvres de presque tout le monde, à 17 h, vous voyez les sourires refaire surface. C’est le signe que l’on n’est pas très loin du mardi, qui est en général bien plus agréable que le lundi.

Couplé à un retour de vacances, les effets pervers du lundi sont démultipliés. Mais est-ce vraiment de sa faute ? Pas vraiment : nous sommes libres d’adopter cette attitude d’enfant mal luné à qui on a pris son jouet ou de nous comporter en adultes responsables qui savent que toute bonne chose a une fin. Après tout, si on devait instaurer les week-ends de 3 jours, c’est le mardi qui deviendrait notre bête noire !