Comment devenir un manager moins « bête et méchant »

Le stress au travail est souvent lié à la relation qu’ont les employés avec leur manager. Ces derniers sont parfois trop oppressants ou au contraire, trop distants et se contentent de déléguer. Pourtant, une simple action peut améliorer les conditions de travail des collaborateurs : la reconnaissance.

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Considérer ses subalternes, c’est déjà leur dire merci

Un employé heureux est un employé qui assure la bonne marche de l’entreprise. L’ambiance, la politique de management, le stress et la pression sont autant de données déterminantes comme vous pouvez le voir sur les différentes notes des entreprises sur Viadeo, et la reconnaissance du manager est un premier pas vers l’épanouissement au travail.

Contrairement aux idées reçues, la gratitude en entreprise ne se traduit pas seulement par une plus-value financière : les augmentations sont considérées comme des requis par les collaborateurs, tout comme les bonus et les primes, qui souvent dépendent des hautes sphères de la hiérarchie.

La première forme de reconnaissance n’est pas des moindres ; elle s’appelle la considération. Certains managers sont trop occupés par leur propre travail ou encore trop focalisés sur l’objectif final ; ils en viennent à ignorer malgré eux leurs subalternes, alors que les accompagner et les encourager au cours d’un projet contribue à sa bonne réalisation. Autrement, les collaborateurs risquent de voir leur manager comme quelqu’un de « bête et méchant », présent uniquement pour tirer le bilan et amener des critiques pas toujours constructives.

De manière générale, la reconnaissance passe par le dialogue et l’écoute. Programmer un point périodique manager-salarié est un bon moyen de discuter et d’évoquer les projets en cours, de féliciter la manière d’effectuer le travail, le comportement, et les résultats.

Elle peut aussi se traduire plus concrètement : un manager qui a confiance en son subordonné le lui témoignera en lui donnant plus de responsabilités, en lui laissant plus d’autonomie sans pour autant rompre le dialogue. Selon le cas, cela pourra déboucher sur une promotion souvent accompagnée d’une revalorisation salariale.

Soyez rassuré : de plus en plus de managers aspirent à être moins « bêtes et méchants » selon Les Echos : 82% des membres de l’association nationale des directeurs et responsables des ressources humaines (ANDRH) jugent en effet que « développer une vraie politique de reconnaissance au travail » est une arme incontournable contre le stress.