Êtes-vous fait pour le télétravail ?

Cette pratique un peu particulière concerne le plus souvent les travailleurs indépendants mais aussi - dans une moindre mesure - les salariés. Bureaux inadéquats, grèves dans les transports, garde imprévue d’un enfant, maladie contagieuse… plusieurs raisons peuvent justifier d’une journée exceptionnelle voire d’un temps indéfini en télétravail. Mais tout le monde est-il vraiment apte à travailler chez soi ?

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Un fantasme aux contours merveilleux

71% des Français ont une opinion positive sur le télétravail, selon le baromètre Zevillage-Inférences, et beaucoup de salariés se laisseraient tenter par au moins un jour de télétravail par semaine.

Il faut dire que les avantages ne manquent pas : travailler chez soi, c’est éviter les galères du trajet jusqu’au bureau et le stress qui va avec. Mieux, c’est se lever plus tard, faire une sieste salvatrice lors de la pause déjeuner, et rentrer plus tôt du travail… puisqu’on y habite. Ainsi la qualité de vie s’améliore, et la productivité aussi.

Le télétravail, c’est aussi un gain financier. Bien que l’employeur prenne en charge 50% des frais de transport, il reste tout de même l’autre partie à la charge du salarié. Sans trajet, ce budget est réduit à 0€, et des deux côtés.

Pour l’entreprise, d’autres arguments s’ajoutent : un salarié qui gagne en qualité de vie est un salarié plus productif. Côté recrutement, le télétravail annihile les problèmes liés à la distance. Dans le cadre d’un poste à temps plein, le recruteur ne sera pas freiné par le lieu d’habitation des candidats.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Si le télétravail semble comporter de nombreux avantages pour les salariés comme pour les entreprises, c’est une démarche qui s’installe difficilement en France. Cela s’explique tout d’abord par les conditions particulières qu’il exige (il ne se prête pas à tous les secteurs) : les métiers utilisant les technologies de l'information et de la communication telles que les ordinateurs, internet et le téléphone, présentent par exemple des prédispositions.

Ensuite le revers de la médaille s’impose de lui-même : le télétravail isole physiquement le salarié de ses collègues et celui-ci peut très vite se sentir coupé du monde. Il se destine donc aux salariés capables de travailler seuls, mais cela exige une certaine rigueur, un sens accru de l’organisation, et évidemment une confiance sans faille de son manager.

Bien que le télétravail offre de réels avantages aux salariés comme aux entreprises, ces dernières restent frileuses. Cette pratique nécessite un encadrement spécifique et repose sur une confiance qui n’est peut-être pas encore acquise entre les salariés et leur société.